Des végétaux sans racines et sans feuilles !

 

Les algues peuvent avoir des crampons ou un disque qui leur servent à s’accrocher à un support mais ce ne sont pas des racines : elles absorbent l’eau et les éléments minéraux directement par toute leur surface en contact avec l’eau. Elles n’ont donc pas besoin de vaisseaux conducteurs de sève et donc pas de tige. Ce qui y ressemble s’appelle un stipe. De même, elles n’ont pas de feuilles mais des frondes, la structure interne étant fort différente.

 

Une grande palette de couleurs

 

On classe les algues  macroscopiques en 3 grandes catégories, brunes, vertes ou rouges, selon les pigments qu’elles contiennent ou ne contiennent pas. En réalité, en fonction du dosage de ces pigments, elles offrent des couleurs beaucoup plus variées : jaunes, roses, orange, noires ou grises…

Mais toutes contiennent un pigment vert, la chlorophylle, qui joue un rôle central dans la photosynthèse.

 

Echouées sur la plage, en fonction de leur degré de décomposition, les algues présentent de plus des couleurs différentes de celles de leur vivant.

Les algues, principaux végétaux marins.

 

Nécessitant la lumière du soleil pour se développer, elles vivent dans les eaux peu profondes des mers et océans, jusqu’à 50 mètres de profondeur par exemple dans la Manche (200 mètres parfois dan s les eaux claires tropicales !). Aussi, quand elles ne flottent pas au gré des courants, le plus souvent sous forme microscopique (phytoplancton), elles s’installent majoritairement près des côtes aux fonds rocheux.

Les algues des laisses de mer les plus fréquentes dans la Manche :

 

  • les grandes algues brunes que l’on appelle aussi globalement goémon en Bretagne ou varech en Normandie.  

 

 Vivantes, les fucales et l’ascophylle sont récoltées sur les rochers  pour de très nombreuses utilisations humaines : cosmétique (ex : antiride), agro-alimentaire (gélifiants, émulsifiants) ou industrie (dans les peintures par exemple).  

  • Les laminaires

Ce sont de grandes algues brunes vivant dans les zones au dessous du niveau des plus grandes marées ou bien à leur limite. Elles aussi font l’objet de récolte industrielle par des bateaux spécialisés pour des utilisations dans l’agro-alimentaire et l’industrie.

  • La Sargasse japonaise (Sargassum muticum)

Originaire du Japon, elle a été introduite accidentellement en Grande Bretagne en 1973 avec du naissain d’huîtres japonaises. Elle a ensuite gagné les autres côtes européennes où elle a proliféré jusqu’à nuire à certaines algues autochtones. Elle semble actuellement s’intégrer à la flore locale.

D'autres algues, vertes ou rouges, s'échouent en quantité nettement moindre.

Un programme de science participative sur les algues des laisses de mer « Protocole ALAMER » est développé par un groupe de scientifiques, pour mieux comprendre et prédire les effets des changements globaux et locaux.

 

(NB : le nom« Plages Vivantes » que porte cet bservatoire participatif n'est pas lié à l'Opération "Plages Vivantes" portée par le CPIE Cotentin).

La Zostère, plante à fleur vivant en mer

Les zostères forment des herbiers sous marins dans des zones abritées sablo-vaseuses ou  sur des fonds de sable grossier. Deux espèces sont présentes sur les côtes du département de la Manche, l’une vivant en haut de l’estran (Z. noltei) et la seconde à la limite du niveau des basses mer de vives eaux et en dessous (Z.marina). Les fleurs sont des épis de 4 à 5 cm portant fleurs mâles et fleurs femelles mais la multiplication végétative, par des tiges souterraines appelées rhizomes, est très importante.

Elle était autrefois coupée puis séchée pour faire des matelas.

Une opération mise en oeuvre par

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