La laisse de mer correspond à  "ce qui est laissé par la mer" sur la plage à marée haute en y formant des dépôts linéaires plus ou moins importants. Naturelle, sa composition dépend du type de côte.

Dans le département de la Manche, en face des platiers rocheux, elle comprend principalement des algues mortes, arrachées à leur substrat marin par les vagues. S'y ajoute de nombreux éléments d'origine animale: restes d'oeufs, de  coquillages, de crustacés voire quelques cadavres de poissons, d'oiseaux ou de mammifères marins.

Des compositions variées selon le type de côte

Sur les côtes à estran principalement sableux et vaseux qui ne permettent pas l'installation des algues, les laisses de mer sont davantage constituées de coquilles vides, notamment celles d'animaux vivants enfouis dans le sédiment (coques, couteaux...).

D'autres éléments végétaux s'échouent également sur les plages tels le bois mort, transporté auparavant par les fleuves, ou plus localement les restes de plantes de prés salés, de dunes (tiges  d'oyats par exemple).

Plusieurs laisses de mer peuvent se constituer sur la plage, en fonction de l'importance des marées, offrant alors des conditions de vie diversifiées pour une petite faune qui y trouve abri et nourriture. Ainsi, outre leur composition, en fonction du degré d’assèchement ou de décomposition, de leur enfouissement par le sable, de leur épaisseur et quantité, les espèces différent.

En bordure de prés salés, dans les havres, les laisses de mer les plus hautes indiquent clairement le niveau atteint par la mer lors des grandes marées. Leur composition diffère de celle du bord de mer : les eaux très calmes dans ces lieux permettent le dépôt d’éléments plus fragiles (très nombreuses carapaces vides des crabes verts par exemple). Les algues y sont anecdotiques, remplacées par des tiges, brindilles sèches  et feuilles de plantes des prés salés.

Ne confondez pas laisses de mer et marées vertes !

Ces dernières proviennent de la prolifération, en pleine eau, d'algues vertes  (Ulve armoricana  en particulier) suite à un excès de nitrates apportés par les rivières. Au printemps et en été, quand la température de l’eau augmente, leur capacité à se multiplier à partir d’un simple fragment en suspension dans l’eau leur permet de se développer jusqu’à envahir le milieu et se déposer en couche épaisse sur la plage.

En séchant, les lames d’ulves situées en surface forment une croûte  empêchant l’air de pénétrer dans les couches inférieures. C’est alors que  la décomposition dans le milieu anaérobique ainsi créé produit un gaz dangereux pour la santé des hommes et des animaux, le sulfure d’hydrogène à odeur d’œuf pourri caractéristique. S’éloigner alors de l’échouage massif.

Marée verte

(Photo: Thesupermat  CC-BY-SA-2.5)

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