Les impacts des macro-déchets

Des nuisances vis-à-vis de la population et des activités humaines

Les déchets échoués sur le littoral constituent, pour les communes concernées, une nuisance principalement d’ordre esthétique qui porte préjudice à l’image du site. Les usagers sont en effet particulièrement sensibles à la qualité de leurs lieux de vacances ou de loisirs.

 

Par ailleurs, les tessons de bouteilles, seringues et autres objets coupants, représentent des risques de blessures, voire sanitaires pour la population fréquentant les plages.

 

Enfin, les récipients ayant contenu ou contenant des produits toxiques constituent autant de dangers pour l’homme et peuvent polluer l’eau et le substrat.

 

 Les déchets flottants peuvent constituer une gêne importante pour la baignade, la navigation (collision ou enroulement dans l’hélice) et la pêche embarquée (capture dans les filets).

Des nuisances vis-à-vis de la faune et des écosystèmes

En mer, les déchets présentent de multiples dangers pour la faune : risques de blessures ou d’étouffement avec des résidus de matériel de pêche (filets ou lignes avec hameçons) ou encore de mort par occlusion intestinale suite à l’absorption d’objets en plastique. Sur la plage, les oiseaux, explorant les laisses de mer en quête de nourriture, peuvent également être victimes de la confusion entre des graines et de petites boules de polystyrène ou des granulés plastiques industriels

Ingestion

Le cas le plus connu est celui tortues marines, en particulier des tortues Luth, qui, confondant les sacs plastiques avec des méduses, leurs mets préférés, peuvent mourir d’occlusion intestinale. Si ces tortues se reproduisent dans les eaux tropicales, ces animaux mènent ensuite  une vie pélagique dans les eaux tempérées des océans Atlantique et Pacifique et parfois dans les eaux de la Manche.

 

Des autopsies réalisées par des biologistes du Centre d’Etudes et de Soin des Tortues Marines de la Rochelle, ont pu démontrer que 50% des tortues Luth échouées contenaient des déchets marins dans leur tube digestif.

Régulièrement,  des tortues s’échouent sur nos plages, vivantes ou mortes.

Mais les plastiques en se fragmentant en des morceaux de plus en plus petits,  sont aussi avalés par mégarde par de très nombreux animaux.

Afin de mieux connaître la pollution par les plastiques flottants en haute mer,  une étude européenne  est effectuée sur les contenus stomacaux des fulmars boréals trouvés morts sur les plages avec l’aide de nombreuses associations ornithologiques (enquête EcoQo).  Cet oiseau  est jugé comme un bon indicateur car en dehors de la saison de reproduction,  il vit en permanence en haute mer, se nourrissant en surface de poissons, de calmars de plancton.

 Résultat ? 93 % des 525 fulmars boréals étudiés entre 2010 et 2014 contenaient des particules de plastiques et 58% en avait au moins 0,1g !

Le fulmar boréal est  jugé comme un bon indicateur pour évaluer l'importane de l'absorbtion des lstiques flottants.

Blessure et piégeage

Crustacés, tortues, poissons, oiseaux et mammifères marins s’enchevêtrent parfois dans les filets de pêche cassés et dispersés en mer. Sur le littoral, les catins et autres filets perdus issus de la conchyliculture peuvent aussi devenir des pièges mortels.

Les animaux retrouvés morts sur les hauts de plage enchevêtrés dans ces filets ne sont finalement que l’infime partie d’un drame qui se joue pour l’essentiel au fond des mers.  C’est ce que l’on appelle la « pêche fantôme ». Cet impact est d’autant plus grand que ces matériels, en matière plastique, ont une durée de vie de l’ordre de 600 ans avant qu’ils ne se désagrègent.

A une autre échelle, sur la plage, bouteilles et canettes abandonnés peuvent aussi piégés de nombreux insectes et autres petites bêtes.

Transport d'espèces

Les déchets flottants peuvent être des supports efficaces de propagation d’espèces végétales  animales bien loin de leur zone géographique d’origine. Ces transports, encore peu documentés, ont d’autant plus d’impacts qu’à la faveur du changement climatique, ces nouvelles espèces pourront trouver des habitats favorables pour se développer altérant le fonctionnement des écosystèmes marins locaux. 

 

De plus, des virus et bactéries sont aussi propagés à travers le monde en se fixant sur des particules de plastiques.  

La dégradation des macro-déchets

Les macro-déchets plastiques, qui se fragmentent progressivement en morceaux toujours plus petits, se retrouvent sur toutes les plages du monde, tout comme les débris de verre et les mégots de cigarettes…

La durée de vie des déchets dans les milieux naturels est très variable. Leur dégradation peut aller de quelques mois à plusieurs milliers d’années, en fonction de leur nature et de leur parcours. L’incertitude règne dans ce domaine notamment pour les macro-déchets plastiques car, même si au fur et à mesure de leur dégradation, ils deviennent de moins en moins visibles à l’oeil nu, les minuscules morceaux de plastique issus de leur fragmentation n’en demeurent pas moins encore bien présents dans le milieu. Il est en effet désormais acquis qu’ils sont capables d’intégrer les chaînes alimentaires marines, depuis les organismes planctoniques... jusqu’à l’Homme ! 

Une opération mise en oeuvre par

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